Publié le 03.02.2026

A la découverte du labyrinthe digestif

Focus On

Saviez-vous que les maladies gastro-entérologiques représentent l'un des domaines les plus vastes de la médecine, touchant chaque organe du tube digestif, de l’œsophage au côlon, ainsi que les glandes vitales que sont le foie et le pancréas ?

Voici les principales pathologies rencontrées dans cette spécialité :

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI)

Ces affections se caractérisent par une inflammation persistante d'une partie du tube digestif, évoluant par phases de poussées.

  • La maladie de Crohn : une inflammation qui peut toucher n'importe quel segment du tube digestif, de la bouche à l'anus.
  • La rectocolite hémorragique (RCH) : une pathologie localisée spécifiquement au niveau du rectum et du côlon.
Les Pathologies du foie (hépatologie) 

Le foie peut être le siège de maladies métaboliques, toxiques ou tumorales.

  • La stéatose hépatique (NASH) : communément appelée « maladie du foie gras », elle est liée à une accumulation de graisse dans les cellules hépatiques.
  • La cirrhose : un stade avancé de cicatrisation du foie résultant de diverses agressions chroniques (alcool, hépatites, métabolisme).
  • L’hépatocarcinome : la forme la plus fréquente de cancer primitif du foie.
Les troubles fonctionnels digestifs
  • Le syndrome de l'intestin irritable : troubles caractérisés par des douleurs abdominales et des modifications du transit.
  • Le reflux gastro-œsophagien (RGO) : remontée d'une partie du contenu de l'estomac dans l'œsophage.

Dans ce panorama de pathologies complexes, la recherche académique et translationnelle est fondamentale. Elle constitue l'unique levier permettant d'explorer de nouvelles pistes thérapeutiques là où la médecine actuelle rencontre encore des impasses. L'enjeu est de transformer la compréhension biologique des maladies en solutions concrètes. La recherche permet notamment :

  • L'identification de biomarqueurs : grâce à la génétique, il devient possible de prédire l'évolution d'une maladie et de détecter les risques de complications tumorales bien avant leur apparition.
  • Le développement de dispositifs innovants : la collaboration entre médecins et ingénieurs permet de concevoir des outils de précision pour traiter des pathologies rares sans recourir à la chirurgie invasive.
  • La médecine de précision : l'étude des mécanismes moléculaires aide à comprendre pourquoi certains patients répondent à un traitement alors que d'autres non, ouvrant la voie à des soins sur mesure.
  • L'apport de l'intelligence artificielle : l'intégration de données massives dans des algorithmes prédictifs révolutionne le dépistage et la surveillance, permettant une médecine plus préventive que curative.

Cette quête de savoir est le socle de la qualité des soins. Sans ce moteur scientifique permanent, l'évolution des pratiques stagnerait, privant les patients des traitements les plus performants et des meilleures chances de guérison.