L’objectif principal de ce projet est d’améliorer les résultats à long terme chez les patients ayant bénéficié d’une transplantation rénale, en réduisant les lésions du greffon d’origine immunitaire et en prolongeant sa survie. En élucidant les mécanismes immunologiques par lesquels les incompatibilités HLA-DR influencent l’alloréactivité et la tolérance immunitaire, cette recherche vise à mieux comprendre pourquoi certains patients développent des réponses allo-immunes délétères, telles que la formation d’anticorps spécifiques du donneur (DSA) et le rejet médié par les anticorps, tandis que d’autres présentent des réponses immunitaires mieux régulées et plus stables.
À court terme, les résultats attendus contribueront à améliorer la stratification du risque immunologique chez les patients transplantés rénaux. En identifiant des signatures immunitaires précoces associées aux différents degrés d’incompatibilité HLA-DR, ce projet permettra de distinguer les patients présentant un risque accru d’immunisation et de rejet de ceux davantage susceptibles de développer une régulation ou une tolérance immunitaire. Ces connaissances pourraient améliorer les stratégies de suivi après la transplantation, en permettant une surveillance immunologique plus ciblée et réalisée au moment le plus opportun.
À moyen terme, les résultats devraient contribuer à l’élaboration de stratégies immunosuppressives davantage personnalisées. Une meilleure compréhension de l’équilibre entre les réponses immunitaires effectrices et régulatrices propres à chaque patient pourrait permettre aux cliniciens d’adapter plus précisément l’intensité et le type de traitement immunosuppresseur. L’objectif serait ainsi de réduire le risque de rejet tout en limitant les effets indésirables liés à une immunosuppression excessive, notamment les infections, les cancers et les complications métaboliques.
À plus long terme, ce projet vise à contribuer à l’amélioration des stratégies d’attribution des greffons, en intégrant des paramètres immunogénétiques et immunologiques plus précis que le simple nombre d’incompatibilités HLA. La prise en compte de l’incidence spécifique des incompatibilités HLA-DR dans les modèles d’attribution des greffons et d’évaluation des risques pourrait améliorer la compatibilité entre donneurs et receveurs, prolonger la durée de vie des greffons et réduire la nécessité d’une nouvelle transplantation ou d’un retour en dialyse.
Dans l’ensemble, les bénéfices attendus pour les patients comprennent une amélioration de la survie du greffon, une diminution du nombre d’épisodes de rejet, une réduction des complications liées aux traitements ainsi qu’une amélioration globale de la qualité de vie après une transplantation rénale.